Le biomimétisme

Discipline
Sciences et technologie
Niveaux
CM1, CM2.
Auteur
M. EDUMOOV
Objectif
- Repérer les évolutions d’un objet dans différents contextes (historique, géographique, économique, culturel, technologique) ; par exemple, l’évolution du transport ferroviaire (matériel et usages) depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui.
- Associer les solutions technologiques aux fonctions techniques.
Relation avec les programmes

Cycle 3 - Programme 2025

  • Décrire et pratiquer la démarche technologique dans le cadre d’un projet.
  • Repérer les évolutions d’un objet dans différents contextes (historique, géographique, économique, culturel, technologique) ; par exemple, l’évolution du transport ferroviaire (matériel et usages) depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui.
Dates
Créée le 21 juillet 2026
Modifiée le 22 juillet 2026
Statistiques
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Licence
CC-BY-NC-SALicence Creative Commons : Paternité - Pas d'utilisation commerciale - Partage des conditions initiales à l'identique ?.

Cette courte séquence (3 séances) sur le biomimétisme montre comment les scientifiques s'inspirent de la nature pour créer, pour innover.
Elle fait la part belle aux expérimentations et aux interrogations des élèves, dans le respect du cadre de la démarche scientifique.
ATTENTION : A noter que cette séquence nécessite un peu de matériel. Ce n’est donc pas une séquence qui s’improvise. Mieux vaut anticiper pour être certain·e d’avoir tout le nécessaire à son bon déroulé.

Déroulement des séances

1

Comment les scientifiques s'inspirent de la nature pour créer ?

Dernière mise à jour le 22 juillet 2026
Discipline / domaine
Sciences et technologie
Objectif
- Connaitre les étapes de la démarche scientifique
- Définir le biomimétisme et en citer quelques exemples
Durée
50 minutes (4 phases)
Matériel
DOCUMENTS (1 exemplaire par élève) :
- Document 1 : Evolution de la phalène du bouleau
- Document 2 : Evolution du Shinkansen
EXPERIENCE :
- 1 récipient transparent en hauteur (type vase) rempli d'eau à la moitié
- 3 formes (boule, palet, forme conique)
- 1 chiffon
Informations théoriques
Depuis 3,8 milliards d’années, la vie a évolué sur toute la surface de notre planète ; elle a notamment appris à voler, à se développer dans les profondeurs des océans et au sommet des plus hautes montagnes, à capturer et à utiliser l’énergie solaire, à fabriquer des matériaux (fil des araignées, émail des abalones…), à produire de la lumière (lucioles, poissons lumineux…) et même à construire un cerveau conscient. De nombreux organismes ont réussi à transformer les terres et les mers en un habitat propice à la vie, avec des températures constantes et des cycles qui s’écoulent en douceur. Par conséquent, la nature a déjà réussi à régler beaucoup de problèmes auxquels nous nous attaquons aujourd’hui. Elle a déjà inventé tout ce dont nous rêvons, mais sans gaspiller de combustibles fossiles, sans polluer la planète et sans compromettre son avenir.
Pourquoi ne pas s’en inspirer ? La nature est composée d’une multitude d’écosystèmes qui ont évolué pour s’adapter aux lieux, aux climats… C’est en observant ces modèles et en s’en inspirant que Janine M. Benyus a conceptualisé cette approche scientifique, qu’elle a nommé biomimicry – en français biomimétisme (du grec ancien bios, « vie », et mimêsis, « imitation »).
Remarques
Les formes nécessaires à l'expérience peuvent se trouver dans la nature sous forme de cailloux ou de galets, ou bien dans des jeux de construction, du matériel de géométrie...

1. Mise en activité

collectif | 15 min. | découverte
  • Expliquer brièvement l'évolution des êtres vivants sur Terre (voir "informations théoriques")

Préciser qu'ils ont dû s'adapter pour survivre. Introduire la notion de sélection naturelle.

 

 

  • Distribuer et/ou projeter le Document 1 : Evolution de la phalène du bouleau

Observer l'illustration et lire le texte. Répondre aux questions s'il y en a.

2. Expérience

collectif | 10 min. | recherche

EXPERIENCE A FAIRE DEVANT LES ELEVES

 

Matériel nécessaire : 

- 1 récipient transparent en hauteur (type vase) rempli d'eau à la moitié
- 3 formes (boule, palet, forme conique)
- 1 chiffon

 

  • EXPERIENCE 1 : Lâcher la FORME PLATE environ 30 cm au-dessus du récipient et observer sa chute.

Faire observer les élèves, recommencer si nécessaire. 

Demander de décrire ce qui se passe.

Réponse attendue : En pénétrant dans l'eau, la forme plate provoque un bruit et des éclaboussures assez importants. Elle est freinée dans sa chute par une résistance à l'eau.

  • EXPERIENCE 2 : Lâcher la FORME RONDE environ 30 cm au-dessus du récipient et observer sa chute.

Faire observer les élèves, recommencer si nécessaire. 

Demander de décrire ce qui se passe.

Réponse attendue : En pénétrant dans l'eau, la forme ronde provoque également du bruit et des éclaboussures, mais elle coule plus rapidement.

  • EXPERIENCE 3 : Lâcher la FORME CONIQUE environ 30 cm au-dessus du récipient et observer sa chute.

Faire observer les élèves, recommencer si nécessaire. 

Demander de décrire ce qui se passe.

Réponse attendue : En pénétrant dans l'eau, la forme conique provoque peu de bruit et peu d'éclaboussures et elle coule très rapidement.

 

CONCLUREDemander aux élèves quelle forme est la plus efficace si l'on souhaite le moins de bruit et d'éclaboussures possibles.

Réponse attendue : La forme conique possède le meilleur hydrodynamisme. c'est elle qui provoque le moins de perturbations en cas de changement brusque de milieu.

3. Observation d'un exemple de biomimétisme

binômes | 15 min. | recherche
  • Distribuer et/ou projeter le Document 1 : Evolution du Shinkansen.
  1. Expliquer que le Shinkansen est un train rapide au Japon, qui passe dans des tunnels.
  2. Observer l'évolution de l'avant du train.
  3. Préciser que le plus récent se trouve en haut, et le plus ancien, en bas.
  4. Amener les élèves à s'interroger sur les raisons de cette évolution.
  • Faire lire le texte par un·e élève volontaire.
  • Reformuler si nécessaire.
  • Répondre aux questions éventuelles
  • Observer la photographie du martin pêcheur et la forme de son bec.
  • Faire le lien avec l'expérience réalisée en Phase 2.

CONCLURE : Le train Shinkansen dont la forme est inspirée du bec du martin pêcheur est un exemple de biomimétisme.

 

4. Phase 4

binômes | 10 min. | mise en commun / institutionnalisation

Demander aux élève d'écrire, en binôme, leur définition du biomimétisme.

Mettre en commun et choisir ensemble la définition la plus appropriée.

Les élèves copient cette définition qui fait office de trace écrite.

Exemple de définition : Le biomimétisme, c'est copier la nature pour créer.

 

2

Comment une plante a inspiré une grande innovation technologique ?

Dernière mise à jour le 22 juillet 2026
Discipline / domaine
Sciences et technologie
Objectif
- Etablir un lien direct entre un élément naturel et une innovation technologique.
Durée
50 minutes (4 phases)
Matériel
DOCUMENTS (1 exemplaire par élève) :
- Document 3 : La bardane
EXPERIENCE (POUR CHAQUE GROUPE) :
- Une fleur de bardane séchée
- Une loupe
- Des échantillons de tissus (velours, toile enduite, coton, laine, jersey...)
- Eventuellement du velcro

Informations théoriques
Le Velcro est une innovation inspirée du vivant (biomimétisme), inventée dans les années 1940 par l'ingénieur suisse George de Mestral. Après avoir observé des bardanes s'accrocher aux poils de son chien grâce à de petits crochets, il a conçu un système de fermeture composé de deux bandes : l'une couverte de minuscules crochets, l'autre de boucles textiles. Lorsque les deux bandes sont pressées l'une contre l'autre, elles s'attachent solidement tout en restant facilement séparables.

Cette innovation a transformé de nombreux domaines (habillement, médecine, aéronautique, sport, etc.) grâce à sa simplicité, sa réutilisabilité et sa facilité d'utilisation. Elle constitue un exemple emblématique de la manière dont l'observation de la nature peut conduire à des solutions techniques efficaces et durables.
Remarques
La barbane, nécessaire à cette séance, est facile à trouver dans la nature. Il suffit de garder l'oeil !
Comme ce qui nous intéresse est la fleur séchée, elle se garde très bien. Pensez donc à anticiper cette séance et à profiter d'une promenade dominicale pour en cueillir en vue de ce travail :)

1. Mise en activité

collectif | 5 min. | découverte
  • Retour sur la séance précédente et ce qui a été appris lors de celle-ci.
  • Annoncer qu'aujourd'hui, nous allons voir plus en détails comment une plante a inspiré une grande innovation technologique que les élèves connaissent bien.
  • Mettre les élèves par groupe de 3

2. Expérience n°1

groupes de 3 | 15 min. | recherche
  • Présenter la bardane aux élèves. Ils la connaissent peut-être car elle s'accroche souvent aux poils des animaux.
  • Préciser qu'on la trouve facilement dans la nature, et souligner qu'à l'intérieur de la fleur, se trouvent les graines de bardane.
  • Distribuer le matériel nécessaire pour chaque groupe :

- 1 fleur de bardane séchée

- 1 loupe

  • Faire observer la fleur de bardane avec la loupe, avec ses crochets.
  • Distribuer le document 3 : La bardane. (1 document par élève)
  • Présenter l'expérience aux élèves : 

- Réaliser un dessin scientifique (sans oublier les crochets) - Préciser que le dessin scientifique est un dessin simple, sans trop de détails, au crayon de bois.

 

 

3. Expérience n°2

groupes de 3 | 15 min. | recherche
  • Distribuer à chaque groupe des échantillons de tissus
  • Présenter l'expérience aux élèves : 

- Tester l'accroche de la bardane sur les différents tissus.

  • Expliquer que la bardane s'accroche aux animaux pour pouvoir répandre ses graines le plus loin possible et ainsi se reproduire.
  • Interroger les élèves sur l'invention que cette plante a pu inspirer. Les laisser émettre des hypothèses, écrire leurs idées au tableau.

4. Institutionnalisation

collectif | 15 min. | mise en commun / institutionnalisation

Regarder la vidéo de Dr Nozman sur le velcro.

NB : Germain, alias Dr Nozman parle très vite (vraiment très vite!) Ralentir la vitesse de lecture à 0.80 pour une meilleure compréhension par les élèves.

 

Proposer aux élèves de rédiger leur trace écrite à l'aide des expériences réalisées.

 

Exemple de trace écriteDans les années 1940, l'ingénieur suisse George de Mestral a inventé le velcro en s'inspirant de la bardane, une plante qui s'accroche aux poils des animaux. C'est un exemple de biomimétisme.

3

Comment vérifier l'hydrophobie d'un élément ?

Dernière mise à jour le 22 juillet 2026
Discipline / domaine
Sciences et technologie
Objectif
- Définir l'hydrophobie
- Identifier un élément hydrophobe parmi d'autres
Durée
50 minutes (3 phases)
Matériel
DOCUMENTS (1 exemplaire par élève) :
- Document 4 : A la découverte de l'hydrophobie
EXPERIENCE (POUR CHAQUE GROUPE) :
- 1 pipette
- 1 petit pot d'eau
- 1 plume
- 1 coquille d'escargot
- De l'argile
- 1 morceau de bois
- 1 feuille d'une plante hydrophobe (salvinia, lotus, nénuphar, sauge, chou...)
Informations théoriques
L'effet lotus, appelé aussi autonettoyage de la feuille, est un phénomène de superhydrophobie causé par une rugosité nanométrique. Son nom provient du lotus, dont les feuilles présentent cette caractéristique. D’autres plantes, comme les feuilles de capucine, de chou, de roseau, de taro ou de l'ancolie (et certains animaux comme les plumes des oiseaux aquatiques) montrent le même comportement.
L'effet lotus confère à la surface des capacités autonettoyantes : en s'écoulant, les gouttes d'eau emportent avec elles les particules de poussières. La faculté d’autonettoyage des surfaces hydrophobes à structure microscopique et nanoscopique a été découverte dans les années 1970 et son application aux produits biomimétiques remonte au milieu des années 1990.
Remarques
Là encore, pour permettre aux élèves de faire des expériences, la liste de matériel nécessaire peut sembler longue, mais tout se trouve plutôt facilement.

1. Mise en activité

collectif | 5 min. | découverte
  • Retour sur  la séance précédente et ce qui a été appris lors de celle-ci.
  • Annoncer qu'aujourd'hui nous allons voir comment identifier un élément hydrophobe.
  • Demander ce que veut dire hydrophobe ?

- Phobe - phobie - la peur / hydro - l'eau

  • Mettre les élèves par groupes de 3 ou 4

 

 

2. Expériences

groupes de 3 | 30 min. | recherche
  • Distribuer le matériel nécessaire POUR CHAQUE GROUPE :

- 1 pipette
- 1 petit pot d'eau
- 1 plume
- 1 coquille d'escargot
- De l'argile
- 1 morceau de bois
- 1 feuille d'une plante hydrophobe (salvinia, lotus, nénuphar, sauge, chou...)

  • Distribuer à chaque élève le Document 4 : A la découverte de l'hydrophobie.

Faire noter aux élèves le nom de la plante choisie dans la dernière colonne.

  • Expérience n°1 :  Les élèves déposent avec la pipette une goutte d'eau sur chaque élément. Ils regardent la forme de la goutte et cochent la bonne case.

L'argile et le bois (si non traité) absorbent l'eau. Il ne reste donc que 3 éléments.

  • Expérience n°2 :  Les élèves observent le déplacement de la goutte d'eau sur les 3 éléments qui restent.

La goutte se déplace-t-elle lentement en restant bien ronde ? ou rapidement en s'aplatissant ? 

A ce stade, sur la coquille, la goutte doit se déplacer rapidement, de manière aplatie. 

  • Expérience n°3 : Les élèves immergent le matériau dans l'eau.

La plume doit ressortir mouillée.

La plante hydrophobe doit rester sèche.

 

CONCLUSION : La [nom de la plante choisie] est une plante hydrophobe, elle repousse l'eau.

 

3. Institutionnalisation

collectif | 15 min. | mise en commun / institutionnalisation

Proposer aux élèves de rédiger la trace écrite suite à la séance du jour, avec une définition de l'hydrophobie, illustrée de l'exemple de la plante choisie.