Le garçon qui criait au loup, Esope
- Discipline / domaine
- Lecture
- Objectif
- Utiliser différentes stratégies pour comprendre un mot dans un texte lu par l'enseignante
- Adopter une posture active par rapport au vocabulaire inconnu (BO C2 2025)
- Durée
- 22 minutes (3 phases)
- Matériel
- Tableau CUA + marqueur Velleda
Texte "Le garçon qui criait au loup" annoté
1. Introduction de la séance
Les élèves sont placées sur le tapis du coin regroupement pour la séance.
Présentation de l'histoire et création de l'horizon d'attente : Aujourd'hui, je vais vous lire une histoire intitulée "Le petit garçon qui criait au loup". C'est l'histoire de Gabin, un jeune berger. Parfois, il s'ennuie avec ses moutons et il a trouvé un moyen pour s'amuser. Vous allez découvrir ce qu'il a trouvé et si c'était une bonne idée.
Rappel des différentes stratégies utilisées : Dire aux élèves : "Jusqu'à présent, vous vous êtes entraînés à raconter une histoire en disant de qui ou de quoi elle parle, où et quand elle se passe, quel est le problème, comment ce problème est résolu et comment l'histoire se termine. Vous avez aussi appris à comprendre ce que pensent les personnages pour mieux comprendre leurs comportements. Ensuite, vous avez aussi commencé à vous entraîner à utiliser des stratégies pour comprendre un mot nouveau ou inconnu dans une histoire qui vous est lue. Vous l'avez fait dans l'histoire de La Reine Panda qui ne dort pas, dans l'histoire de Petit cage cherche un oiseau et dans l'histoire du Chacal égoïste. C'est ce que nous allons continuer à faire aujourd'hui. Vous connaissez déjà quatre stratégies pour comprendre un mot nouveau. Quelles sont-elles?"
Ecrire au fur et à mesure les stratégies données sur le tableau CUA, étayer les stratégies avec des exemples d'utilisation lors de la dernière séance sur le chacal égoïste. Guider les élèves en donnant les exemples pour leur faire retrouver la stratégie au besoin.
- chercher un mot que l'on connaît à l'intérieur d'un nouveau mot : vous l'avez fait avec le mot fuyard la semaine dernière, on a compris ce mot car on entend "fuir" à l'intérieur qui est un mot de la même famille;
- utiliser les informations du texte, autour, le contexte pour comprendre : vous l'avez fait avec le flair quand on vous parler d'une odeur dans le texte du chacal égoïste;
- utiliser les connaissances que vous avez déjà dans votre tête : vous l'avez fait pour le flanc dans l'histoire du chacal égoïste puisque c'était un mot que l'on avait déjà croisé dans les écoutes de podcasts sur les bestioles et que l'on avait donc déjà expliqué;
- écouter l'explication donnée par la maîtresse et la comprendre.
2. Lecture
L'enseignante lit le texte et l'interrompt à plusieurs reprises en suivant ses annotations pour délivrer des stratégies pour comprendre les mots potentiellement inconnus, pour aider les élèves à faire tisser du lien entre les séances et pour réguler la prise de parole venant répondre aux questions qu'elle pose.
Les élèves écoutent activement l'histoire. Ils sont sollicités pour répondre aux questions de l'enseignante sur le vocabulaire de l'histoire et doivent donner une réponse et verbaliser explicitement la stratégie utilisée.
3. Reformulation
Verbalisation explicite des stratégies utilisées pour comprendre un mot : "Aujourd'hui, vous vous êtes entraînés à comprendre un nouveau mot en cherchant un mot déjà connu à l'intérieur du mot. Vous l'avez fait pour palpitant, s'élancer, épouvanté. Vous avez aussi utilisé les informations du texte. Vous l'avez fait pour les mots hameau, paître, folâtrer, tempérament. Vous avez aussi utilisé les connaissances que vous aviez déjà avant la séance de lecture. Vous l'avez fait pour les mots prédateur, farceur. Et vous avez juste essayé de comprendre mes explications lorsque je vous ai expliqué ce que voulait dire fougue et fougueux.
Vérification de la compréhension globale de l'histoire : "Pourriez-vous me dire dans l'ordre de l'histoire ce qui se passe depuis le moment où les villageois entendent les cris de Gabin jusqu'à ce qu'ils arrivent sur la colline?"
Les villageois entendent des cris. Ils s'affolent. Ils se précipitent en dehors de la maison. Ils escaladent la colline. Ils arrivent essoufflés. Ils ne voient aucun loup. Ils voient Gabin se moquer d'eux.
"Pourquoi Gabin fait-il cette blague de crier au loup et pourquoi les villageois ne viennent-ils pas la dernière fois qu'il appelle ?
A deux reprises, il est dit que Gabin a un tempérament fougueux et qu'il a besoin d'aventures palpitantes. Ceci explique parfois pourquoi il s'ennuie et pourquoi il a inventé une blague. Après, il la refait parce que, comme dit dans le texte, voir les villageois monter la colline et arrivés essoufflés l'amuse beaucoup. A la fin, les villageois ne viennent plus parce qu'ils pensent que c'est encore une farce.
Faire le lien avec leurs expériences personnelles éventuelles. Expliquer que "crier au loup" est devenue une expression depuis qu'Esope (l'auteur) a écrit cette histoire : elle veut dire "prévenir d'un danger". Elle va prendre une place sur notre mur des expressions et pourra être utilisée pour gagner un point dans le défi vocabulaire de la classe.
Expliquer que l'histoire leur sera relue en fin d'après-midi mais que cette fois, je ne ferai pas d'interruption et qu'ils devront seuls se rappeler des stratégies à utiliser s'ils rencontrent des mots gênants au niveau du vocabulaire et chercher dans le bon tiroir pour activer la bonne stratégie/fonction du cerveau !
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